2007
Participation à l’exposition organisée par Le Manif à Nimes autour du mythe de La Ava Gardénia.
Reportage chez Valentine V., la confidente nîmoise de la Ava depuis 1967.
« J’étais montée à Paris pour voir un cousin. Pour je ne sais plus quelle raison, il était absent et j’ai dû passer la journée entière dans un café en bas de chez lui.
[...] Je me suis retournée et ces pleurs venaient de cette femme discrète, de 15 ans mon ainée. Aussi belle que triste.
Nous avons échangé quelques mots, puis nos adresses. Lorsqu’elle m’a dit qui elle était, je n’ai pas osé la croire.
[...] Elle venait régulièrement, sans prévenir. Si bien qu’au bout d’une année comme cela, je lui avais préparé une pièce bien à elle dans la maison.
Elle passait ses journées, silencieuse, dans ses songes, à s’occuper de ses fleurs. Et quand la nuit tombait, elle enfilait « son costume », La Ava, magnifique et avenante et moi discutions jusqu’au bout de la nuit. »
La Ava a laissé quelques traces intimes chez Valentine. Des présents (des trucs de femme, pour devenir une autre), des superstitions, des confidences et puis aussi et surtout de la solitude.












